Chapitre 4 : Première peur.
Le lendemain, Damien vint me réveiller.
- Salut, dit-il, ça va ? Il est, il regarda sa montre, dix heures, le petit déj' est prêt, on t'attend dans la cuisine.
- OK, répondis-je, j'arrive tout de suite.
Il partit, je me levai, je m'étais endormi vers cinq heure et je n'avais pas pensé à prendre d'autre vêtements. Quelle idiote ! J'allai donc dans la salle de bain, me lavai la figure et me coiffai en pensant à lui ; je pensais toujours autant à lui, mais d'une autre manière. Damien était-il au courant ? Je verrai bien quand je serais descendu, ce que je fis dans la même minute.
Il y avait de la nourriture sur la table, trois chaises. Seb et Damien discutaient, puis ils me remarquèrent et s'interrompirent.
- Coucou, s'exclama Seb, ça va ?
Je devais faire une drôle de tête, car ils me regardaient eux-même d'une expression étrange. Je souris.
- Merveilleusement bien, répondis-je tout en m'asseyant sur la chaise du milieu, et vous ?
- Très bien, dit Damien.
- On parlait de ce que l'on pouvait faire aujourd'hui, raconta Seb.
- Qu'allons-nous faire, questionnais-je.
- Tout d'abord, manger, proposa Seb.
Il avait raison, je venais de me rendre compte que je mourrais de faim car nous nous n'étions pas nourris la veille. Nous nous mîmes donc à manger tout en racontant nos vies d'avant et passâmes notre journée comme toutes celles que j'avais déjà vécu auparavant. Je me demandai bien quand est-ce que nous allions faire quelque chose.
Nous passâmes encore plusieurs jours comme cela, cela faisait trois mois que l'on se connaissait. La seule chose qui changeait était que nous surveillions de prêts les informations en lisant les journaux, mais toutes les nouvelles étaient des plus banales : disparitions d'animaux, vols dans de luxueuses villas, augmentation ou baisse des aliments, nouveaux bâtiments construits...
Un jour quand nous eûmes finis de manger, Damien se leva et dit :
- Je suis majeur et j'ai de l'argent donc je vais aller acheter quelques bricoles, comme des vêtements.
Il avait deviné ce que je voulais depuis un certain moment, c'était horrible de porter un vêtement depuis des mois.
- Nous aussi on peut venir, répliqua Seb qui voulait sortir.
- Il ne vaut mieux pas, rétorqua-t-il.
- OK, pendant ce temps là, on reste ici et on fait les corvées, bougonna-il.
Damien et moi nous mîmes à rire, il l'avait dit d'une tel façon, puis Damien partit.
Sébastien ferma la porte, s'approcha de moi et m'embrassa, puis je l'interrogeai sur la dernière fois, quand il nous avait surpris :
- Qu'a-t-il dit ?
- Qu'il comprenait, me répondit-t-il en souriant. Aller, faut ramasser tout ça et faire la vaisselle.
Pour des corvées, on s'était amusé comme des fous mais on avait quand même tout bien rangé. On était fier de nous. Ensuite, il alla au pas de la porte d'entrée pour récupérer le fameux papier d'où nous surveillions les étrangeté qui pourraient survenir. C'était ce que Damien avait dit de faire pour avoir des renseignement sur les Aures. Il n'y avait rien qu'ils avaient pu prétendre faire.
Seb me chuchota qu'il m'aimait à la folie et nous nous embrâssames, je vis l'horloge et lu treize heures. Nous n'avions pas vu le temps passé. Il avait remarqué que je regardais l'horloge et se retourna.
- Qu'y a-t-il, me demanda-t-il l'air inquiet.
- Il est parti, il y a deux heures et demi, ça fait beaucoup pour quelques bricoles, répondis-je moi aussi inquiète.
- Il faut aller le chercher, s'exclama-t-il.
Heureusement qu'il nous avait dit où il allait. Qu'avait-il pu lui arriver ?Peut-être que les Aures avait...Mieux valait ne pas y penser. Mais je ne pouvait pas m'arrêter d'y penser, c'était tellement atroce et cruel ce qu'ils pouvaient faire vu ce que nous avait dit Damien. Et cela lui était peut-être arrivé !Pourquoi avions nous acceptai de rester en sécurité dans la maison alors qu'il aurait pu lui arrivait n'importe quoi !Comment avais-je pu pensait qu'il nous faisait trop attendre, qu'il n'avait pas confiance en nous en nous laissant poireauter dans cette maison. Il fallait que j'arrête d'avoir peur, et essayait de le retrouver. Je dus faire un effort incroyable pour me lever car j'étais paralysée par cette peur. Sébastien lui avait réussi à se lever plus facilement, peut-être avait-il déjà vécu cela. Je tremblai, je ne savais pas comment je faisais pour avoir aussi peur de cela. Je combattis ma peur et réussis à m'en sortir, nous allions sortir quand nous le vîmes. La boule dans mon ventre, mes tremblements, mes pensées horribles venaient de disparaitre : cela avait été ma première peur.